
Artiste: All Shall Perish
Album: The Price Of Existence
Style: Deathcore
Pays: USA
Année de sortie: 2006
Label: Nuclear Blast
Note: 9/10
Chouette cover n'est-ce pas? Le genre de cover qui tape à l'oeil et qui donne absolument envie d'écouter ce groupe, All Shall Perish n'est pas seulement doué pour dénicher les meilleurs dessinateurs de la planète. C'est aussi un groupe qui depuis son premier album sorti en 2003 intitulé "Hate.Malice.Revenge" a réussi à se faire un trou dans cette nouvelle scène metal appelée "Deathcore". Le deathcore c'est quoi? C'est la rencontre parfaite entre la technique du death-metal et les tempos du hardcore, tout ce mélange a notamment donné naissance à un nouveau style de chant appelé "Pig Squeal" qui a pour particularité de rappeler les cris aigus que les cochons peuvent pousser lorsque l'on tire un peu trop fort sur la queue de ces derniers.
Passons à l'album, la formation américaine nous sert une énorme décharge de violence quasi continu en alternant les mélodies, les soli fichtrement bien foutus et enfin les beatdowns qui rendent le tout encore plus lourd et encore plus malsain qu'au départ. Lors de la première écoute, il est difficile de vraiment retenir quelque chose de ce disque mais au fur et à mesure, tout semble plus clair et plus net, on commence à comprendre les structures et le message musical qu'All Shall Perish tente de nous desservir. Pour ceux qui ont aimé le précédent opus, pas de réelles surprises si ce n'est une meilleure maîtrise de l'art de la composition et du placement de la voix. La voix parlons-en justement, Eddie Hermida est quand même un pur génie même si j'ai longtemps pensé le contraire, ce dernier nous mélange cris suraigus, grosse voix death et pig squeal sans en faire de trop comme sur "Eradication" qui ouvre de manière brillante le disque. Au niveau musical on retiendra facilement "Promises" "Wage Slaves" "Prisoner Of War" qui sont des titres parfaitement taillés pour le live, on peut aussi souligner des titres plus complexes comme "There Is No Business To Be Done On A Dead Planet" ou encore " The Last Relapse" qui au bout de ses 6 minutes clôt l'album en mélangeant douceur acoustique et blasts qui feront perdre le cou à plusieurs auditeurs. On est bien évidemment chez Nuclear Blast, ce qui signifie que la production est absolument géniale, des grattes qui ressortent et nous emmènent dans un lieu de désolation, une batterie qui nous défoncent les tympans, une basse massive et une voix terrifiante de crédibilité.
Au final, All Shall Perish est bien parti pour devenir le leader de la scène deathcore américaine tel un Iron Maiden est toujours le leader incontesté de la scène heavy-metal britannique. Les fans du genre seront ravis et seront obliger de se procurer cet album, quant aux autres, soyez ouverts d'esprits ainsi que d'oreilles et apprenez à dompter ce groupe qui vous donnera énormément de plaisir une fois que vous aurez compris le style.