
Nom:Einslieder
Groupe:Urfaust
Label:Van
Pays:Hollande
Style:Black Ambiant
Note:3/10
Tracklist:
1. IX : Der Einsiedler
2. Verderber
Venu directement des terres bataves, Urfaust est un de ces groupes de black/ambiant appartenant au cercle fermé de l'underground européen. Même si il est inconnu aux oreilles de beaucoup (et à celles de votre serviteur il n'y a pas si longtemps), le combo n'est pas a son premier méfait. Sortis de l'esprit de deux hommes, IX et VRDRBR (prenez note je le redirais pas deux fois), la musique d'Urfaust a déjà provoqué la sortie de nombreux EP et Split ainsi que 2 albums en 2004 et 2005, le tout depuis 1999. Ce « Einslieder » serait selon toute vraisemblance un EP avant un album qui devrait arriver sous peu.
Ce « Einslieder » ce compose de deux chansons, l'une de 6 minutes et un autre d'un peu plus de 12 minutes. Sa paraît si court et si long a la fois. Court pourquoi? Car la musique d'Urfaust dégage véritablement une ambiance froide et malsaine, notamment sur le premier titre « IX:Einslieder » qui se décante progressivement. En effet, le groupe tant a proposé des riffs de guitares et de synthés intéressant et hypnotiques a souhait, faisant presque pensé a des titres de Burzum comme « Det som en gang var ». L'ambiance est vraiment saisissante et prenante, puis le chant arrive. Une sorte de chant non sans rappeler Helveto, le coté pagan metal en moins. Bref c'est vraiment plaisant, l'ambiance s'installe d'une bien belle façon. Et on attends les cassures typiques du black/ambiant..........et on les attends toujours. Pendant 12 minutes, ce sont les même riff de guitare et de synthés qui tourne en boucle. Alors oui le coté hypnotique et prenant est toujours la, clairement, mais entre l'hypnotique et le soporifique dans le cas présent, il n'y a pas des kilomètres. N'exerçant un changement qu'en fin de morceau (enfin changement il y a un nouveau passage de clavier (sans bien sur enlevé l'ancien), mais le rythme de batterie reste le même et on a enlevé la guitare), ce « IX:Einslieder », sans être inintéressant, est véritablement long. Clairement un titre qui aurait gagner a être plus court ou plus varié si on tenait vraiment a faire du temps. Le second morceau quand a lui se veut plus black......enfin d'après ce qu'on peut entendre. Parce que si la production n'était pas top sur le premier titre, on pourrait peut être découvrir une forme artistique de la production sur ce second titre tellement certains passages sont brouillons. Une sorte de grésillement provenant soit de la basse soit de la guitare semble ne pas vouloir se résorber tout le long du morceau. Musicalement parlant, le constat est le même que sur le premier titre: un riff principal répété qui devient carrément long sur la fin. Malgré que certains changement s'opère, car le clavier a disparu et on a droit (enfin) a une esquisse de solo a vers la fin. Rajouté un chant fortement inspiré de Silencer, vous avez ce « Verderber ». Histoire de dire, on entends les membres rire a la fin du titre, preuve que cet EP est une grosse blague ou alors mon interprétation est foireuse?
Essai courageux mais très peu convaincant de la part des hollandais avec ce « Einslieder », il plaire néanmoins aux amateurs de black ambiant plus ambiant que black.. Pour le reste, un EP plus que passable qui n'a pas grand intérêt, a part peut être si vous voulez rentrer en transe un soir de pleine lune et encore je garantis pas le résultat.
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