
Jumping Jack-Trucks & Bones (2012)
Note : 8/10
Style : Stoner
Label : Klonosphere/Season Of Mist
Provenance : France
Tracklist :
1. She Made No Resist
2. Wet Desert
3. Crystal Tree
4. Into My Eyes
5. Churches Flames
6. Taxidermic Sensation
7. Fucking Holidays
8. Black Jack
9. Siren’s Blast
10. Drunk Peanut
11. Neverth
Ah le Stoner, style qui comme beaucoup d’autres, possède ses clichés et ses codes. En voyant le camion édenté et le bison présent sur le package de ce Trucks & Bones, on comprend bien vite à quoi on a à faire. Du Stoner, parlant d’alcool, de déserts arides, de délires enfumés. Comme le disait notre camarade Max il y a plusieurs mois, beaucoup de groupes jouent du Stoner au même titre que le Metalcore mais peu sortent du lot. Après on préfèrera toujours des barbus élevés en plein cagnard, parlant de picole, de fumette et de bagnole plutôt que des petites tapettes tatouées voulant jouer aux durs et pleurant sur leur sort; mais ce n’est pas le sujet du jour.
En 2009 les nantais de Jumping Jack sortent un premier EP, Cows & Whisky (ça sent la sobriété tout ça) très remarqué et pas plus tard que l’été dernier le groupe a eu la chance de se produire au Hellfest. Ajoutant à cela une signature chez Klonosphere/SOM qui nous a habitué à ne signer que des groupes de qualité et nous voilà avec de gros espoirs placés dans ce trio nantais.
Alors le riff de « She Made No Resist » nous entraîne en deux secondes (le temps de dire « whisky »), et nous donne envie de taper du pied, de secouer notre crinière au vent. Et lorsque le refrain débarque, on sait que Jumping Jack va nous botter le cul pendant les 48min de Trucks & Bones. Le groove s’empare de notre corps pour ne plus le quitter. Julian Bells au chant et à la guitare est l’une des forces du groupe, sa voix à la fois éraillée et mélodique est parfaite pour ce style, qui ne sait choisir entre mélodie ou brutalité (« Into My Eyes » où une intro superbe intro en arpège rencontre un riff ultra heavy avant de repartir sur un refrain très mélodique), de bons solos aussi à signaler. La rythmique est solide avec Chris Dadbrown (batterie) et Manu Redhead (basse), qui ont trouvé des noms de scène absolument géniaux si vous voulez notre avis.
Le groupe se fait plaisir et réussi un pari osé car il est clair que dans ce style les prétendants sont nombreux, même en France mais voilà Jumping Jack a le talent et les morceaux pour tirer son épingle du jeu.
Comme nous l’avons précédemment JJ se base sur la rencontre entre mélodie et l’agressivité plus que sur le côté psyché que certains groupes de Stoner mettent en avant. Néanmoins la réverb sur le chant de Julian donnent un petit côté spatial au Rock dur des nantais (« Crystal Tree » ), le bougre nous évoque un espèce de Sebastian Bach sans le côté opératique mais dans ce mélange de chant rugueux et mélodique.
Les refrains bien cartons de « She Made No Resist », « Crystal Tree » ou encore de « Into My Eyes » rentrent directement dans la tête pour ne plus la quitter, tout comme ces mélodies absolument imparable.
Alors voilà Jumping Jack ne réinvente pas la roue, mais sait diablement bien la faire tourner. Malgré des textes et des visuels peu originaux mais efficaces le groupe saura vous donner l’envie de descendre une bouteille de Jack Daniel’s entre potes en headbanguant sur des riffs du bayou.